Vrai ou pas ?

Challenge Écriture 2020 – #9 (10.03.2020)

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

Vous vous êtes peut-être déjà retrouvé dans un endroit public à disséquer les pensées, à imaginer la vie des personnes autour de vous. Si c’est le cas, l’exercice sera facile, dans le cas contraire, ce sera un nouveau défi! A vos plumes!

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Pas très sympa la serveuse dans ce bistrot. Le petit couple tout timide qui a demandé une table en terrasse s’est fait rabrouer illico presto. Pff ! J’imagine qu’elle a passé une mauvaise soirée, son mec a dû la larguer ou alors il était trop fatigué pour faire goulou goulou à la casa. Et puis, elle est agréable comme une porte de prison, elle doit sourire quand elle se brûle. Pire, elle est peut-être comme ça tous les jours…
Allez, maintenant, direction les quais pour voir ce qu’il y a de beau côté bouquins. En arrivant près du bel étalage, je remarque la bibliothèque verte et rose, oh là là, nostalgie, tu vas débouler je le sens…
Le bouquiniste est assis sur un tabouret pliant, en train de fumer une pipe, il semble bayer aux corneilles. À quoi peut-il bien penser ? Peut-être à ce qu’il va manger ce soir, dans sa garçonnière ou bien à sa soirée entre potos/écolos/ biblios, il m’a tout l’air d’un green lover.
Tiens, ce vieux monsieur qui arrive, tenant cane en main comme s’il s’agissait d’un rare joyau à exhiber. Je me dis que celui-là doit avec la bourse bien garnie et qu’il est venu s’encanailler parmi le peuple pour regarder les gambettes passer avec appétit… pas difficile d’imaginer à quoi il pense…
Oh et cette dame fagotée telle Barbara Cartland, qui semble plus être promenée par son chien que le contraire, je pense qu’elle doit se croire bien élégante, distinguée, dans ses fanfreluches qui tirebouchonnent sur ses formes généreuses. Elle se hâte vers quoi ? Une réunion de famille dominicale où elle va encore raconter les derniers potins du quartier ? Ou va-t-elle faire les derniers achats avant de partir en cure thermale ?
Tous ces gens me donnent le tournis. Je vais rentrer. Mais… mais, qu’est ce qu’il se passe là-bas ? Je ne vois pas bien, c’est un peu loin. Y a t-il eu un accident ? Une bagarre ? Un malaise ?
Je me dis que je ne vais pas jouer les voyeuristes, je vais passer par une autre rue et laisser l’imagination faire son œuvre… sur les touches de mon clavier.

Du cinoche

Challenge Écriture 2020 – #8 (03.03.2020)

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

Pour mardi prochain, je vous invite à écrire un texte à partir de la photo suivante (avec une contrainte: ne pas mentionner les mots “chaussettes” et “balcon”). A vos crayons, claviers, plumes, papiers! Au plaisir de vous lire!

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Pas de jardin mais quand même un bout de carré pour y poser quelques pots de persil, de thym, de ciboulette, voire un petit plant de tomates. Et puis, lorsque le soleil montre sa jolie face jaune, paresser, affalée sur la rambarde ou en position horizontale. Comme qui dirait, prendre l’air sans en avoir l’air…
C’est mieux que rien cet espace entre la rue et mes murs. Un petit goût d’exposition, une entrée en scène, sous les feux de la rampe. Je me voyais déjà en haut de l’affiche…
Si je me mettais à clamer des vers ou chanter, les badauds lèveraient les yeux vers moi, interloqués ou amusés, ils me prendraient pour une cinglée, une originale, voire une artiste en pleine répétition ou en pleine improvisation pour un happening. Ce serait plutôt chouette !
Et puis, je suis aux premières loges pour voir le spectacle qu’offre les autres : les amoureux qui s’embrassent, qui s’enlacent, les plus tout à fait amoureux, peut-être, qui s’engueulent, les ‘personne me voit’ qui se grattent le fondement ou se curent le nez, les ‘m’as-tu vu ?’ qui roulent des mécaniques et reluquent la fille qui marche devant eux, les rêveurs qui se mangent le lampadaire, les bavards avec leurs grands gestes et qui font profiter toute la ville de leurs conversations, les gourmands qui entament le gâteau à peine sorti de la boutique, les curieux qui regardent tout ce qui se passe autour. Comme moi en fait. Les… Ah le petit couple vient de rentrer, elle m’a fait un signe de la tête comme pour dire : ‘Qu’est-ce qu’il y a ? Un problème ?’ : c’est vrai que j’ai la sale manie de toujours regarder chez eux mais c’est plus fort que moi, je m’imagine être de l’autre côté. Le côté de ce bout de carré où mes pensées s’envolent…
Je baisse le rideau de ma petite lucarne. En face, elle a fermé la porte fenêtre sur leur couple.

Je t’aurai !

Challenge Écriture 2020 – #7 (25.02.2020)

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

Pour mardi prochain, je vous invite à écrire un texte à partir de TOUS les éléments suivants.

  • Choisir une couleur:  gris, jaune, rouge, cyan, vert et orange
  • Choisir une émotion:  joie, peur, tristesse, surprise, colère
  • Choisir un des quatre éléments: air, eau, feu, terre
  • Choisir un objet de votre quotidien.

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On se connaît bien toutes les deux n’est-ce pas ? Tu as beau changer de visage quand ça te chante, je ne suis pas dupe, c’est toujours toi qui me colles aux basques. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot…
« J’s’rais contente d’avoir ta peau, vieille canaille, je finirai bien par te descendre », comme disait ce cher Gainsbourg. Oui, oui, tu peux rigoler, un jour, je t’aurai !
Toi, la peur. Satanée bestiole putride et hideuse que j’aimerais pouvoir écraser en sautant des deux pieds avec hargne ! Te faire pisser le sang par tous les pores… je doute qu’il soit d’un beau rouge…
Vas-tu me lâcher enfin ? Te tordre le cou, Te faire la peau, te piétiner encore et encore, te jeter contre un rocher et que tu t’écrases dans l’eau pour te perdre à tout jamais !
Écrire ton maudit nom des centaines de fois dans mon cahier n’exorcise pas l’emprise que tu as sur moi. Mais qu’est-ce que je t’ai fait bon sang ? Vas-tu t’évanouir comme un mauvais songe ?
Je ne veux pas être ton amie, n’as-tu pas encore compris ça ?
Tu es mon ennemie. Je l’ai bien compris.
Bon, je te propose quelque chose. Attends avant de dire non, écoute au moins ce que j’ai à te dire ! Essayons, tu pourrais disparaître quelque temps et puis si tu t’ennuies de moi, tu reviens… non, je déconne, ne reviens pas, dégage une bonne fois pour toutes ! pause on fait mais une pause définitive. Moi vouloir rayer toi de ma vie !
Allez, dis-moi oui. Tiens, ça me rappelle une chanson des Rita Mitsouko…
Fais-moi confiance. N’aie pas peur…

Atelier

Atelier d'écriture
Dessin au stylo

Hier soir, j’ai participé à l’atelier d’écriture du Vendredi des Femmes.
Un atelier fort convivial où chacune a apporté à boire et à manger, dans la joie et la bonne humeur.
Mais aussi avec concentration.

Il y a eu deux exercices.
Le premier était d’écrire un texte, quelle que soit sa forme, en respectant la consigne d’inclure les mots suivants, sans forcément que tous y soient :
Aventure – équinoxe – procrastination – rencontre – vampirisation – voyage – cadavre – hasard – femme

Mon amie la procrastination ! Pour une rencontre, c’est une rencontre, dont je me passerais bien et malheureusement pour moi, elle peut aller jusqu’à la vampirisation. Ah si elle pouvait partir en voyage avant de me transformer en cadavre ! Ce serait plutôt pas mal que je puisse devenir une femme courageuse. À tout hasard, on ne sait pas, ça pourrait arriver…

Pour le second exercice, nous avons visionné une courte vidéo sur le cirque où une dresseuse de fauves était interviewée.
À nous, ensuite, de construire une histoire avec comme thème, vous l’aurez deviné… le cirque.

Ce week-end, le grand chapiteau est dressé. Tout le village est convié pour l’occasion. Les forains sont passés dans les rues avec un haut-parleur pour ameuter le monde : c’est pas cher, les enfants seront contents et les grands pourront frissonner et retrouver leur âme enfantine.
Le jour J, il y a foule dans le parc : on regarde les fauves en cage, les divers artistes qui courent, costumés ou pas.
À l’entrée, tout est prêt pour les spectateurs qui s’installent sur des bancs. La piste est vide pour l’instant mais d’ici quelques minutes, sous les applaudissements et les yeux émerveillés, se succèderont les jongleurs, les trapézistes, les clowns, les dresseurs de tigres, les acrobates sur des chevaux ou pas, les numéros de chiens savants et la charmeuse d’éléphants.
Après deux heures et demi de spectacle, chacun repartira et fera de beaux rêves.

Ce fut un bon moment, à réitérer.

Trio

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

Challenge Écriture 2020 – #6 (18.02.2020)

En cherchant un thème pour le prochain atelier, mon regard s’est posé sur un livre dans ma bibliothèque “Partition amoureuse” de Tatiana de Rosnay. Dans ce roman, le personnage principal, qui est une femme, a une idée originale “inviter les hommes qui ont le plus comptés pour elle, seuls, sans femme ou petite amie – un diner d’ex amants.”
Je vous invite à faire, dans un premier temps, un petit inventaire avec quelques détails sur les personnages (amants / amantes) choisis. Puis dans un deuxième temps, à écrire un texte sur ce diner, que ce soit l’avant (reprise de contact, préparation, état d’esprit…), l’après (sensations, retour sur l’expérience,…) ou le diner en lui-même. A vous de voir sous quel angle vous souhaitez traiter ce sujet.

***

Qu’est-ce qui m’avait pris ? Pourquoi je venais de faire une telle chose ? Je cherche quoi en faisant ça ? Des emmerdes sûrement. Parce que, franchement, inviter un ex à manger, c’est une idée de tordue, à moins d’avoir envie de remettre le couvert, mais de filer rencart à trois d’entre eux, en même temps… sans leur demander leur avis en plus… j’ai dû avoir un moment d’absence, une sorte de nostalgie en 3D ! Et si je décommandais ? Peut-être pas les trois mais un, voire deux ?
Non ! Assume ma vieille. Et puis, ça leur fera un souvenir de toi, celui-là, ils risquent pas de l’oublier. Parce qu’au téléphone, Adrien a cherché un peu avant de savoir qui était cette Maud qui le rappelait quatre ans plus tard, alors qu’il l’avait laissé tomber comme une pauvre chaussette trouée qu’on lance dans la poubelle. Oh et puis Florian, avec sa petite voix toute doucette : ‘Oh quel plaisir de t’entendre ! Figure-toi que je pensais à toi pas plus tard qu’hier…’ Mais bien sûr, je vais te croire mon coco, je te rafraîchis la mémoire ? ‘Fous-moi la paix Maud, tu m’emmerdes maintenant avec ta jalousie de tarée ! Oh et puis oui, j’ai envie de cette fille, là, t’es contente ?’. Tu parles que j’étais contente, tu me lances à la tronche que tu vas me tromper alors qu’une semaine avant, on parlait mariage ! Ah, j’allais bien me marrer à voir leurs gueules d’hypocrites. Alors, annuler, surtout pas ! Et cerise sur le gâteau, quand ils verraient la superbe nana qui serait avec nous, ils penseraient que c’est une copine venue pour faire le pendant : deux filles et deux gars pour la soirée. Ah ah, j’en rigole d’avance ! Bah oui, les gars, moi aussi j’aime les filles.

Le fiasco. La Bérézina. Enfin, au début. Emmanuelle, qui était la première est partie dès qu’elle a vu Florian arriver, elle voulait bien un tête-à-tête mais pas de trio. Florian lui a filé le train et si ça se trouve, ils ont fini la soirée ensemble… j’étais donc seule, à la table, un peu sonnée par les ‘gentils’ mots qui m’avaient été adressés. Un quart d’heure plus tard, Adrien a fait son entrée. Toujours aussi beau ce con. Alors là, je me suis dit qu’il allait prendre pour les deux autres. Je lui ai joué la grande scène du deux : il me manque, je pense toujours à lui, je n’arrive pas à le remplacer, et patati et patata. Et au moment où il allait m’embrasser, je me mets à rire, mais alors, un rire monumental qui fit retourner quelques clients vers nous. Et je lui lance, avec un air hautain : ‘Parce que tu m’as cru ? Mon pauvre Adrien, si tu savais le mec que j’ai ! Un Dieu au pieu, plein aux as en plus !’. Et devant son air incrédule, qui tombe des nues, je me lève en lui disant que, bien sûr, l’addition est pour lui, et je sors, le pas et le cœur légers. Celle-là, mon pote, tu vas t’en souvenir !

Ô riz an 2020

Challenge Écriture 2020 – #5 (11.02.2020)

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

Pour le rendez-vous de la semaine prochaine, je vous propose un voyage en Orient. Les sons, les épices, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs, les saveurs, les tissus… A partir de la musique suivante, je vous invite à écrire un texte qui traduira soit vos ressentis et émotions à l’écoute de ce morceau, soit relatera un souvenir (qui sait) ou racontera une histoire sortie de votre imagination. Laissez vous porter, envoutez-nous et encore une fois, souvenez vous que tout est possible!

***

La lumière tamisée qui apaise la vue et le corps.
Les odeurs qui chatouillent les narines et invitent à la rêverie.
Ça sent le cumin, la cannelle, la coriandre, le curcuma, le clou de girofle.
La chaleur intensifie les émanations dragueuses.
Ça monte un peu à la tête.
Ça donne envie de s’affaler sur les gros coussins brodés d’or et de satin.
Fermer les yeux et s’enivrer des vapeurs alentour…
Puis les notes lancinantes qui emplissent l’espace, qui incitent à chantonner, le sourire niché sur les lèvres.
Alanguissement de la torpeur qui gagne du terrain.
Mais le rythme musical s’emballe et extirpe les sens du coma.
Un regain d’énergie pulse dans les veines et exhorte à la dépense physique.
Le mouvement a fait taire l’inertie.
L’excitation cellulaire encourage l’expansion.
Les corps gesticulent, se frôlent.
Les regards attisent les braises et enflamment la matière.
Le bouquet final surgit, arrive à maturité et s’immole.
Les tissus soyeux et colorés sont vidés de leurs substances et s’échouent sur les tapis du sol.
Les épices éteintes. Seul persiste le feu.
Puis le silence.
Adieu veaux, vaches, cochons…

Pas si facile

Challenge Écriture 2020 – #4 (04.02.2020)

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

le 7 septembre ****, à la tombée du soir, alors que je désherbais mon potager, une voiture se gara devant la maison et un homme à la cinquantaine et à la calvitie avancées en descendit.

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Après avoir jeté un œil dans sa direction, je me concentrai sur ma bêche et l’odeur de la terre fraîche.
La clochette du portail me fit légèrement tressauter. Je me tournai et vis l’inconnu, sorti de sa voiture.
« Bonjour, me lance t-il, je viens pour la visite ». Interloquée, je lui demande de quelle visite parle-t-il : « La visite de la maison pardi ! ». Je m’avance vers lui : « Vous parlez de celle-ci ? » fis-je en lui désignant mon bercail. « Oui ». « Mais elle n’est pas à vendre monsieur ». L’homme me regarde, farfouille dans sa paume et me la tend : « Tenez, voici l’annonce. » Je regarde dans le creux de sa main, effectivement, je vois bien ma maison, avec le panneau À vendre.
« Ah, ça fait deux fois cette semaine qu’ils me font le coup. Ils se sont encore trompés. Il y a plusieurs mois, j’ai voulu vendre et puis j’ai annulé mais ils s’emmêlent dans leur fichier et continue à envoyer des clients. »
« Ah mince, elle me plaisait bien. Bon, dans ce cas, je ne vous dérange pas plus. » Après lui avoir fait un sourire, le type remonte dans sa voiture et démarre.
Je retourne à mon jardin : « Et voilà ! Ah, mes mômes veulent vendre ma baraque et me coller en maison de vieux ! Eh bien, ça sera pas aussi facile que ça ! ». Justement, sa paume se mit à vibrer, c’est l’un d’eux qui l’appelle. Elle la cogne prestement sur le manche de la bêche et l’écran disparaît : « Allez vous faire voir, vous ne me prendrez pas mon jardin ! ».

Une idée

Challenge Écriture 2020 – #3 (28.01.2020)

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

Vous êtes sûrement tous au fait de la fameuse conspiration des chaussettes. Elles passent du bac de linge sale à la machine à laver puis disparaissent comme par magie au moment où il faut les mettre par deux puis les ranger dans le placard. Il parait que les petites cuillères s’y sont mises aussi. Je vous invite à créer une histoire qui apporterait à tous ceux qui cherchent une réponse, un début de solution! Laissez libre court à votre imagination et faites nous rire un peu aussi! Rendez-vous le 28.01…

***

Pour pallier aux moitiés abandonnées chez les chaussettes et la perte des petites cuillères, Sophie venait d’avoir une idée qu’elle estimait géniale : mettre une petite cuillère dans une chaussette et faire un joli nœud avec sa siamoise.
Aussitôt pensée, aussitôt exécutée. Seulement, après une dizaine de mariages, Sophie se dit que c’était complètement idiot : comment se servir des petites cuillères si elles sont rangées dans les chaussettes ? Et puis, il faudrait dénouer chaque paire, tâter chaque chaussette, bref, une idée saugrenue ! Il fallait trouver autre chose.
Ah oui, elle avait trouvé ! Elle fonce dans le salon, prend les punaises et le scotch dans le tiroir du bureau. Persuadée que l’effet sera des plus jolis, elle prend une paire de chaussettes, les empile et punaise sur le rebord du cadre puis elle scotche une petite cuillère au-dessus, directement sur la toile peinte. Comme la longueur du cadre est assez large, elle peut suspendre ainsi une vingtaine de paire de chaussettes et donc, vingt petites cuillères. Elle se recule et regarde son œuvre, ravie : que de couleurs et d’originalité !
 » Maman va être contente de moi ! « 
L’histoire ne raconte pas la réaction de ladite maman lorsqu’elle va apercevoir les Nymphéas de Monet défigurées par les bouts de scotch marron (vous savez, les gros rouleaux pour faire les cartons de déménagement) !

Ballet de Leonid Afremov

Challenge Écriture 2020 – #2 (21.01.2020)

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Imaginez…
Vous êtes au musée, vous regardez un tableau et le tableau vous invite à entrer dans son univers. Quel est ce tableau? Que représente t-il pour vous? Que ressentez-vous? Quelle réponse donnez vous à son invitation? Comment vivez vous – si vous répondez « oui » – le passage d’un monde à l’autre?
Ce sont juste des questions pour vous guider, sentez-vous libre de faire comme bon vous semble. Partagez votre expérience de ce moment. Rendez-vous mardi 21! Et surtout amusez-vous!

Tableau Le Ballet de Leonid Afremov
Leonid Afremov

Me voici devant le Ballet, superbe peinture de Leonid Afremov. Ses couleurs pétantes mitraillent mes mirettes. Mes yeux larmoient à force de fixer la palette multicolore. Les confettis géants se mettent à virevolter, ils dégringolent telle la pluie sur les vitres. J’avance un peu plus et la vitesse du crachin s’accélère. Je suis aspirée parmi le décor et me retrouve dans le tutu de la danseuse. Elle est moi ou je suis elle. Nous sommes une. J’entends les accords d’un violon et d’un piano et le souffle retenu des spectateurs, puis le frôlement du tissu dans l’air. Je tournoie, encore et encore. Mes bras se délient avec grâce et mes jambes explorent l’espace de la scène. Mon cœur bondit de bien-être. Un tonnerre d’applaudissements m’amène au bord de l’extase lorsque je suis arrachée comme un pansement sur une plaie. Je suffoque et m’écroule sur le sol, au pied du tableau.
« Bien, passons maintenant au tableau suivant de ce cher Leonid Afremov. »
Je me passe la main sur le visage pour le recomposer et je rattrape le groupe qui suit le guide.