Atelier

Atelier d'écriture
Dessin au stylo

Hier soir, j’ai participé à l’atelier d’écriture du Vendredi des Femmes.
Un atelier fort convivial où chacune a apporté à boire et à manger, dans la joie et la bonne humeur.
Mais aussi avec concentration.

Il y a eu deux exercices.
Le premier était d’écrire un texte, quelle que soit sa forme, en respectant la consigne d’inclure les mots suivants, sans forcément que tous y soient :
Aventure – équinoxe – procrastination – rencontre – vampirisation – voyage – cadavre – hasard – femme

Mon amie la procrastination ! Pour une rencontre, c’est une rencontre, dont je me passerais bien et malheureusement pour moi, elle peut aller jusqu’à la vampirisation. Ah si elle pouvait partir en voyage avant de me transformer en cadavre ! Ce serait plutôt pas mal que je puisse devenir une femme courageuse. À tout hasard, on ne sait pas, ça pourrait arriver…

Pour le second exercice, nous avons visionné une courte vidéo sur le cirque où une dresseuse de fauves était interviewée.
À nous, ensuite, de construire une histoire avec comme thème, vous l’aurez deviné… le cirque.

Ce week-end, le grand chapiteau est dressé. Tout le village est convié pour l’occasion. Les forains sont passés dans les rues avec un haut-parleur pour ameuter le monde : c’est pas cher, les enfants seront contents et les grands pourront frissonner et retrouver leur âme enfantine.
Le jour J, il y a foule dans le parc : on regarde les fauves en cage, les divers artistes qui courent, costumés ou pas.
À l’entrée, tout est prêt pour les spectateurs qui s’installent sur des bancs. La piste est vide pour l’instant mais d’ici quelques minutes, sous les applaudissements et les yeux émerveillés, se succèderont les jongleurs, les trapézistes, les clowns, les dresseurs de tigres, les acrobates sur des chevaux ou pas, les numéros de chiens savants et la charmeuse d’éléphants.
Après deux heures et demi de spectacle, chacun repartira et fera de beaux rêves.

Ce fut un bon moment, à réitérer.

Pas si facile

Challenge Écriture 2020 – #4 (04.02.2020)

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

le 7 septembre ****, à la tombée du soir, alors que je désherbais mon potager, une voiture se gara devant la maison et un homme à la cinquantaine et à la calvitie avancées en descendit.

***

Après avoir jeté un œil dans sa direction, je me concentrai sur ma bêche et l’odeur de la terre fraîche.
La clochette du portail me fit légèrement tressauter. Je me tournai et vis l’inconnu, sorti de sa voiture.
« Bonjour, me lance t-il, je viens pour la visite ». Interloquée, je lui demande de quelle visite parle-t-il : « La visite de la maison pardi ! ». Je m’avance vers lui : « Vous parlez de celle-ci ? » fis-je en lui désignant mon bercail. « Oui ». « Mais elle n’est pas à vendre monsieur ». L’homme me regarde, farfouille dans sa paume et me la tend : « Tenez, voici l’annonce. » Je regarde dans le creux de sa main, effectivement, je vois bien ma maison, avec le panneau À vendre.
« Ah, ça fait deux fois cette semaine qu’ils me font le coup. Ils se sont encore trompés. Il y a plusieurs mois, j’ai voulu vendre et puis j’ai annulé mais ils s’emmêlent dans leur fichier et continue à envoyer des clients. »
« Ah mince, elle me plaisait bien. Bon, dans ce cas, je ne vous dérange pas plus. » Après lui avoir fait un sourire, le type remonte dans sa voiture et démarre.
Je retourne à mon jardin : « Et voilà ! Ah, mes mômes veulent vendre ma baraque et me coller en maison de vieux ! Eh bien, ça sera pas aussi facile que ça ! ». Justement, sa paume se mit à vibrer, c’est l’un d’eux qui l’appelle. Elle la cogne prestement sur le manche de la bêche et l’écran disparaît : « Allez vous faire voir, vous ne me prendrez pas mon jardin ! ».

Une idée

Challenge Écriture 2020 – #3 (28.01.2020)

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

Vous êtes sûrement tous au fait de la fameuse conspiration des chaussettes. Elles passent du bac de linge sale à la machine à laver puis disparaissent comme par magie au moment où il faut les mettre par deux puis les ranger dans le placard. Il parait que les petites cuillères s’y sont mises aussi. Je vous invite à créer une histoire qui apporterait à tous ceux qui cherchent une réponse, un début de solution! Laissez libre court à votre imagination et faites nous rire un peu aussi! Rendez-vous le 28.01…

***

Pour pallier aux moitiés abandonnées chez les chaussettes et la perte des petites cuillères, Sophie venait d’avoir une idée qu’elle estimait géniale : mettre une petite cuillère dans une chaussette et faire un joli nœud avec sa siamoise.
Aussitôt pensée, aussitôt exécutée. Seulement, après une dizaine de mariages, Sophie se dit que c’était complètement idiot : comment se servir des petites cuillères si elles sont rangées dans les chaussettes ? Et puis, il faudrait dénouer chaque paire, tâter chaque chaussette, bref, une idée saugrenue ! Il fallait trouver autre chose.
Ah oui, elle avait trouvé ! Elle fonce dans le salon, prend les punaises et le scotch dans le tiroir du bureau. Persuadée que l’effet sera des plus jolis, elle prend une paire de chaussettes, les empile et punaise sur le rebord du cadre puis elle scotche une petite cuillère au-dessus, directement sur la toile peinte. Comme la longueur du cadre est assez large, elle peut suspendre ainsi une vingtaine de paire de chaussettes et donc, vingt petites cuillères. Elle se recule et regarde son œuvre, ravie : que de couleurs et d’originalité !
 » Maman va être contente de moi ! « 
L’histoire ne raconte pas la réaction de ladite maman lorsqu’elle va apercevoir les Nymphéas de Monet défigurées par les bouts de scotch marron (vous savez, les gros rouleaux pour faire les cartons de déménagement) !