Tout en six

Challenge Écriture 2020 – #17 (05.05.2020)

Challenge atmosphérique
Challenge

On part du côté d’Hemingway et de sa célèbre histoire courte en 6 mots seulement “A vendre : chaussures bébé, jamais portées”. Si l’exercice est facile pour vous, je vous invite à proposer plusieurs histoires, vous pouvez aller au delà de six mots mais ne pas dépasser les dix.

***

Après échecs, nouvelle vie en cours.

Histoire de couples formés et déformés.

Tranches de vie et morceaux pourris.

Victoires et défaites et vice versa.

Cavalier seul contre forces et marées.

Projection

Challenge Écriture 2020 – #16 (29.04.2020)

Challenge Atmosphérique
Challenge

Décrire votre “journée rêvée” sous forme de recette de cuisine !

***

L’ingrédient majeur et à profusion : la santé
1 kilo (si ce n’est 1 tonne) de pensées positives
1 litre (voire 2 si grand récipient) d’énergie cosmique
Une grosse louche de bonne volonté
Des sourires sans modération
Autant de respirations abdominales que de pensées positives
Au moins 1/2 kilo de synchronicités
Une bonne centaine de grammes de chance
Ma botte secrète : mon matériel de dessin

Pour réussir cette recette de vie, sans quoi la saveur manquerait indéniablement à votre plat, il faut que la santé soit de bonne qualité, du premier choix.
Ajoutez peu à peu les pensées positives, en tournant lentement afin d’homogénéiser.
Saupoudrez avec régularité, l’énergie cosmique, en laissant quelques grammes pour la décoration.
Incorporez la bonne volonté en délayant le plus correctement possible.
Laissez reposer quelques minutes dans un endroit frais et sans courant d’air.
Pendant ce temps, préparez quelques sourires avec un maximum de respirations abdominales. Vous ajouterez le reste de ces dernières juste avant de servir.
Mélangez l’appareil avec la préparation initiale.
Versez le kilo et demi de synchronicités en une seule fois et battez énergiquement afin d’émulsionner le tout.
Lorsque vous obtenez un bel amalgame appétissant, incorporez les 100 grammes (ou plus suivant votre envie) de chance.
Faites cuire un bon quart d’heure à la vapeur ou au four (au choix).
Laissez refroidir sur votre plan de travail avant de mettre au réfrigérateur plusieurs heures (le mieux étant de faire ce plat la veille).
Au moment de servir à vos convives, ajoutez l’énergie cosmique restante et proposez, à part, le surplus de respirations abdominales et régalez-vous !
Pour ma part, je digère en dessinant les dernières commandes de mon prochain livre, les doigts de pieds en éventail, dans le jardin de ma petite maison toute mignonnette, en province.

Chifoumi

Challenge Écriture 2020 – #11 (24.03.2020)

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

Pour la semaine prochaine, je vous propose d’écrire un texte en intégrant les derniers mots de chaque vers de cet extrait d’un poème de Mahmoud Darwich :

Je nomme la tourbe, prolongement de mon âme
Je nomme mes mains, trottoir des plaies
Je nomme les gravats, ailes
Je nomme les oiseaux, amandes et figues
Je nomme mes côtes, arbres
Et du figuier de la poitrine, je détache une branche
Je la lance telle une pierre
Et je détruis le char des conqué
rants

***

Sur les ailes de mon âme…

Non, je ne vais pas commencer comme ça le début du chapitre. Certes, c’est poétique mais ça me les coupe littéralement… les ailes.
Et puis, je ne suis plus trop sûre de vouloir écrire ce bouquin : raconter la vie d’une famille qui part s’exiler au bout du monde, tels des conquérants d’un nouveau monde…
C’est un peu une plaie d’avoir accepté de le faire ce livre, alors que, depuis le départ, je savais que je n’y arriverais pas. C’est tout moi, dire oui pour un oui et pour un non !
Et si je faisais un chifoumi ? Si je tombe sur la pierre, j’abandonne l’écriture et si je tombe sur les ciseaux… j’abandonne aussi.
Ce dont j’ai envie, pour ces prochains jours, c’est d’aller dans le sud de la France. Dans cette jolie petite maison achetée par la famille. Me balader dans le jardin parmi tous ces magnifiques arbres qui me tendront leurs branches, comme pour me saluer.
Tiens, je pourrais m’asseoir sous l’un d’eux pour écrire le fameux livre…
En mangeant des figues.

Du cinoche

Challenge Écriture 2020 – #8 (03.03.2020)

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

Pour mardi prochain, je vous invite à écrire un texte à partir de la photo suivante (avec une contrainte: ne pas mentionner les mots “chaussettes” et “balcon”). A vos crayons, claviers, plumes, papiers! Au plaisir de vous lire!

***

Pas de jardin mais quand même un bout de carré pour y poser quelques pots de persil, de thym, de ciboulette, voire un petit plant de tomates. Et puis, lorsque le soleil montre sa jolie face jaune, paresser, affalée sur la rambarde ou en position horizontale. Comme qui dirait, prendre l’air sans en avoir l’air…
C’est mieux que rien cet espace entre la rue et mes murs. Un petit goût d’exposition, une entrée en scène, sous les feux de la rampe. Je me voyais déjà en haut de l’affiche…
Si je me mettais à clamer des vers ou chanter, les badauds lèveraient les yeux vers moi, interloqués ou amusés, ils me prendraient pour une cinglée, une originale, voire une artiste en pleine répétition ou en pleine improvisation pour un happening. Ce serait plutôt chouette !
Et puis, je suis aux premières loges pour voir le spectacle qu’offre les autres : les amoureux qui s’embrassent, qui s’enlacent, les plus tout à fait amoureux, peut-être, qui s’engueulent, les ‘personne me voit’ qui se grattent le fondement ou se curent le nez, les ‘m’as-tu vu ?’ qui roulent des mécaniques et reluquent la fille qui marche devant eux, les rêveurs qui se mangent le lampadaire, les bavards avec leurs grands gestes et qui font profiter toute la ville de leurs conversations, les gourmands qui entament le gâteau à peine sorti de la boutique, les curieux qui regardent tout ce qui se passe autour. Comme moi en fait. Les… Ah le petit couple vient de rentrer, elle m’a fait un signe de la tête comme pour dire : ‘Qu’est-ce qu’il y a ? Un problème ?’ : c’est vrai que j’ai la sale manie de toujours regarder chez eux mais c’est plus fort que moi, je m’imagine être de l’autre côté. Le côté de ce bout de carré où mes pensées s’envolent…
Je baisse le rideau de ma petite lucarne. En face, elle a fermé la porte fenêtre sur leur couple.

Je t’aurai !

Challenge Écriture 2020 – #7 (25.02.2020)

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

Pour mardi prochain, je vous invite à écrire un texte à partir de TOUS les éléments suivants.

  • Choisir une couleur:  gris, jaune, rouge, cyan, vert et orange
  • Choisir une émotion:  joie, peur, tristesse, surprise, colère
  • Choisir un des quatre éléments: air, eau, feu, terre
  • Choisir un objet de votre quotidien.

***

On se connaît bien toutes les deux n’est-ce pas ? Tu as beau changer de visage quand ça te chante, je ne suis pas dupe, c’est toujours toi qui me colles aux basques. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot…
« J’s’rais contente d’avoir ta peau, vieille canaille, je finirai bien par te descendre », comme disait ce cher Gainsbourg. Oui, oui, tu peux rigoler, un jour, je t’aurai !
Toi, la peur. Satanée bestiole putride et hideuse que j’aimerais pouvoir écraser en sautant des deux pieds avec hargne ! Te faire pisser le sang par tous les pores… je doute qu’il soit d’un beau rouge…
Vas-tu me lâcher enfin ? Te tordre le cou, Te faire la peau, te piétiner encore et encore, te jeter contre un rocher et que tu t’écrases dans l’eau pour te perdre à tout jamais !
Écrire ton maudit nom des centaines de fois dans mon cahier n’exorcise pas l’emprise que tu as sur moi. Mais qu’est-ce que je t’ai fait bon sang ? Vas-tu t’évanouir comme un mauvais songe ?
Je ne veux pas être ton amie, n’as-tu pas encore compris ça ?
Tu es mon ennemie. Je l’ai bien compris.
Bon, je te propose quelque chose. Attends avant de dire non, écoute au moins ce que j’ai à te dire ! Essayons, tu pourrais disparaître quelque temps et puis si tu t’ennuies de moi, tu reviens… non, je déconne, ne reviens pas, dégage une bonne fois pour toutes ! pause on fait mais une pause définitive. Moi vouloir rayer toi de ma vie !
Allez, dis-moi oui. Tiens, ça me rappelle une chanson des Rita Mitsouko…
Fais-moi confiance. N’aie pas peur…

Trio

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

Challenge Écriture 2020 – #6 (18.02.2020)

En cherchant un thème pour le prochain atelier, mon regard s’est posé sur un livre dans ma bibliothèque “Partition amoureuse” de Tatiana de Rosnay. Dans ce roman, le personnage principal, qui est une femme, a une idée originale “inviter les hommes qui ont le plus comptés pour elle, seuls, sans femme ou petite amie – un diner d’ex amants.”
Je vous invite à faire, dans un premier temps, un petit inventaire avec quelques détails sur les personnages (amants / amantes) choisis. Puis dans un deuxième temps, à écrire un texte sur ce diner, que ce soit l’avant (reprise de contact, préparation, état d’esprit…), l’après (sensations, retour sur l’expérience,…) ou le diner en lui-même. A vous de voir sous quel angle vous souhaitez traiter ce sujet.

***

Qu’est-ce qui m’avait pris ? Pourquoi je venais de faire une telle chose ? Je cherche quoi en faisant ça ? Des emmerdes sûrement. Parce que, franchement, inviter un ex à manger, c’est une idée de tordue, à moins d’avoir envie de remettre le couvert, mais de filer rencart à trois d’entre eux, en même temps… sans leur demander leur avis en plus… j’ai dû avoir un moment d’absence, une sorte de nostalgie en 3D ! Et si je décommandais ? Peut-être pas les trois mais un, voire deux ?
Non ! Assume ma vieille. Et puis, ça leur fera un souvenir de toi, celui-là, ils risquent pas de l’oublier. Parce qu’au téléphone, Adrien a cherché un peu avant de savoir qui était cette Maud qui le rappelait quatre ans plus tard, alors qu’il l’avait laissé tomber comme une pauvre chaussette trouée qu’on lance dans la poubelle. Oh et puis Florian, avec sa petite voix toute doucette : ‘Oh quel plaisir de t’entendre ! Figure-toi que je pensais à toi pas plus tard qu’hier…’ Mais bien sûr, je vais te croire mon coco, je te rafraîchis la mémoire ? ‘Fous-moi la paix Maud, tu m’emmerdes maintenant avec ta jalousie de tarée ! Oh et puis oui, j’ai envie de cette fille, là, t’es contente ?’. Tu parles que j’étais contente, tu me lances à la tronche que tu vas me tromper alors qu’une semaine avant, on parlait mariage ! Ah, j’allais bien me marrer à voir leurs gueules d’hypocrites. Alors, annuler, surtout pas ! Et cerise sur le gâteau, quand ils verraient la superbe nana qui serait avec nous, ils penseraient que c’est une copine venue pour faire le pendant : deux filles et deux gars pour la soirée. Ah ah, j’en rigole d’avance ! Bah oui, les gars, moi aussi j’aime les filles.

Le fiasco. La Bérézina. Enfin, au début. Emmanuelle, qui était la première est partie dès qu’elle a vu Florian arriver, elle voulait bien un tête-à-tête mais pas de trio. Florian lui a filé le train et si ça se trouve, ils ont fini la soirée ensemble… j’étais donc seule, à la table, un peu sonnée par les ‘gentils’ mots qui m’avaient été adressés. Un quart d’heure plus tard, Adrien a fait son entrée. Toujours aussi beau ce con. Alors là, je me suis dit qu’il allait prendre pour les deux autres. Je lui ai joué la grande scène du deux : il me manque, je pense toujours à lui, je n’arrive pas à le remplacer, et patati et patata. Et au moment où il allait m’embrasser, je me mets à rire, mais alors, un rire monumental qui fit retourner quelques clients vers nous. Et je lui lance, avec un air hautain : ‘Parce que tu m’as cru ? Mon pauvre Adrien, si tu savais le mec que j’ai ! Un Dieu au pieu, plein aux as en plus !’. Et devant son air incrédule, qui tombe des nues, je me lève en lui disant que, bien sûr, l’addition est pour lui, et je sors, le pas et le cœur légers. Celle-là, mon pote, tu vas t’en souvenir !

Bâclage

Mon ebook Cannobia
Mon ebook

Puisque j’ai commencé à parler, je vais jusqu’au bout, c’est-à-dire que je ressors mon ‘n’importe quoi’ de mon tiroir où il était enseveli, et là, ça vaut son pesant de cacahuètes !
L’ebook est sorti en octobre 2014 (je n’en reviens pas, six années) mais une petite partie de l’histoire était déjà antérieure (eh bé…). Et je suis tombée sur un concours d’écriture qui permettait de faire éditer son livre gratuitement. Alors, je ne me souviens plus exactement quelles étaient les conditions, toujours est-il qu’il fallait envoyer sa participation avant minuit et comme j’étais limite limite, j’ai bâclé ma prose haut la main, sans état d’âme : bonjour les fautes d’inattention, orthographe, grammaire… pardon Voltaire ! De plus, il fallait une table des matières, je me suis donc battue avec le traitement de textes et enfin, mais vraiment à quelques secondes près, j’ai envoyé le tout avec une joie ! Je pensais avoir pondu le chef-d’œuvre de l’année… seulement j’ai vite déchanté, le lendemain, en relisant mon fichier… la panique totale : quoi, mon torchon va être en ligne ! La honte…
Enfin, pour être complètement franche, il n’y avait pas que ça qui me mettait le rouge au front et aux joues. Je m’étais dit que ce qui intéressait c’est le sexe et l’argent et si j’étais à côté de la plaque avec le second, je pouvais me ‘défendre’ avec le premier… une amie m’a dit que si je voulais parler sexe, il fallait y aller carrément. Bon, soit. Et en relisant une fois de plus, j’avais honte de ma plume si… déplumée.
J’ai bien essayé de le faire enlever du site mais cette fois-ci, on me demandait de l’argent.
Après plusieurs recherches, j’ai pu le dépublier moi-même. Enfin, j’espère…

Assumer

Mon ebook Ponoudés
Mon ebook

Bon, allez, je le dis, je sens que c’est le moment. Le 12 septembre 2019 est né mon ebook. Je ne voulais pas en parler parce que j’avais peur qu’on pense que je faisais mon blog pour faire de la pub. Pour être transparente, j’ai mis le lien de l’éditeur sur la photo du livre mais ses nouvelles, ses poèmes et ses dessins sont tous visibles ici (plus tous ceux que j’avais fait avant et après…).
J’ai senti le besoin – en prenant ma douche, vous saurez tout – d’écrire cet article. Il fallait que ça sorte. Jusqu’à présent, c’est comme si j’avais honte, je n’osais pas en parler, ou très peu, ou très mal. Hormis les premiers jours où j’ai ameuté mes proches, peu nombreux, je n’ai pas fait de promotion. Je me suis contentée d’acheter un pack – somme assez conséquente mais comme c’était le mois de mon anniversaire, je me suis dis : ‘ma poule, fais-toi plaisir’ -, et je me suis précipitée sans vraiment lire son descriptif, j’ai donc pensé que mon livre allait être disponible sur les rayons des librairies alors qu’il était juste commandable chez eux si on savait déjà que je l’avais écrit…
J’étais excitée comme une puce lorsqu’il fut en ligne ! Ça y est, il était à la vue de tous ! Wouhou !
J’en ai vendu 12… Eh oui Patricia, le Goncourt, ça ne sera pas pour cette fois-ci…
Ceci dit, je suis heureuse d’être allée au bout de ce projet, c’est moi qui l’ai fait (tiens tiens, ça me rappelle une vieille pub), ainsi que le dessin de la couverture. Et je sais que pour le prochain, quel que soit son genre, j’aborderai les étapes bien différemment.

Voilà, c’est dit et ça fait du bien.

Une idée

Challenge Écriture 2020 – #3 (28.01.2020)

Challenge d'écriture
Challenge d’écriture

Vous êtes sûrement tous au fait de la fameuse conspiration des chaussettes. Elles passent du bac de linge sale à la machine à laver puis disparaissent comme par magie au moment où il faut les mettre par deux puis les ranger dans le placard. Il parait que les petites cuillères s’y sont mises aussi. Je vous invite à créer une histoire qui apporterait à tous ceux qui cherchent une réponse, un début de solution! Laissez libre court à votre imagination et faites nous rire un peu aussi! Rendez-vous le 28.01…

***

Pour pallier aux moitiés abandonnées chez les chaussettes et la perte des petites cuillères, Sophie venait d’avoir une idée qu’elle estimait géniale : mettre une petite cuillère dans une chaussette et faire un joli nœud avec sa siamoise.
Aussitôt pensée, aussitôt exécutée. Seulement, après une dizaine de mariages, Sophie se dit que c’était complètement idiot : comment se servir des petites cuillères si elles sont rangées dans les chaussettes ? Et puis, il faudrait dénouer chaque paire, tâter chaque chaussette, bref, une idée saugrenue ! Il fallait trouver autre chose.
Ah oui, elle avait trouvé ! Elle fonce dans le salon, prend les punaises et le scotch dans le tiroir du bureau. Persuadée que l’effet sera des plus jolis, elle prend une paire de chaussettes, les empile et punaise sur le rebord du cadre puis elle scotche une petite cuillère au-dessus, directement sur la toile peinte. Comme la longueur du cadre est assez large, elle peut suspendre ainsi une vingtaine de paire de chaussettes et donc, vingt petites cuillères. Elle se recule et regarde son œuvre, ravie : que de couleurs et d’originalité !
 » Maman va être contente de moi ! « 
L’histoire ne raconte pas la réaction de ladite maman lorsqu’elle va apercevoir les Nymphéas de Monet défigurées par les bouts de scotch marron (vous savez, les gros rouleaux pour faire les cartons de déménagement) !