Le temps

Production faite avec Photoshop
Labyrinthe photoshopé

La prison peut être en plein air
Sans barreaux ni serrures
Sous le plus beau ciel
Sous un soleil radieux
Entourée de fleurs
Le temps est une prison
Dont personne ne peut s’échapper
Quoi qu’il fasse
L’humain est prisonnier du temps
C’est notre geôlier
C’est le voleur de notre vie

Notre vie qui n’a qu’un temps.

J’aurais voulu

Dessin main de Boris Vian et le reste avec Illustrator
Portrait crayon et photoshopé

J’aurais voulu être artiste
J’aurais dû être artiste
Ô temps de ma jeunesse
Dessin du petit chaperon rouge
Il faut qu’elle fasse quelque chose dans le dessin
Avait dit le grand-père
Si j’avais pu être mon parent
M’encourager sur cette voie de mon plaisir
De mon moi…
Entends-tu Patricia, le dessin !
J’aurais pu aller aux beaux-arts
J’aurais pu être artiste
J’aurais dû être artiste.

Partir, rester…

Patchwork fait via logiciel
Dessin photoshopé

Le bruit d’une clé dans la serrure
Une porte qui s’ouvre
Puis qui se referme
Les pas qui s’éloignent
L’ascenseur qui s’enclenche
Plus de porte
Plus de pas
Plus d’ascenseur
Partir vers un ailleurs
L’appel du devoir
Pour la journée
Jusqu’au soir
Ou juste un moment
S’il y avait le choix ?
Pareil ou pas ?
Arrêter d’ouvrir
Arrêter de refermer
Arrêter de s’éloigner
Arrêter de partir
Arrêter de revenir
Rester. Seulement rester.

Jeu

Les pas sur plateau logiciel
Dessin photoshopé

Galipettes et jambes en l’air
C’était possible hier
Les pieds au mur
Impossible c’est dur
Pour les premiers
Enfant ils sont si drôles
Adulte ils changent de rôle
Quant au second
Enfant ou adulte
Aussi peu fécond
Jeux d’antan, enfant
Jeux récents, plus grand
Le jeu toujours en je.

Silence

Impacts
Mon dessin fait au stylo
Dessin stylo

Au cœur du silence
Le corps détendu
Le vent qui souffle au dehors
Quand le dedans se tait
La tension disparaît
L’attention apparaît
Le temps n’est plus
L’attente non plus
Seule la présence
La conscience d’être
Ici et maintenant
Libre. Simplement libre
Libre de penser
Libre de respirer
Libre de sourire et de rire
Libre de tout faire
Ou de ne rien faire
Libre de choisir
Dans choisir il y a plaisir
Le choix qui plaît
Le ‘choiplait’ ou le ‘plaichoix’
La liberté d’inventer
Le silence permet de choisir
Et d’inventer en liberté

En file

Vêtements avec dessins
Dessins sur vêtements

Pendus en rang d’oignons
Pelures colorées
Décharnées de la matière
En partant du fond
S’étalent à la verticale
Les plus timorés
Et grands comme les impers
Au milieu tous mignons
Fringants pour le bal
De confortables gilets
Au nombre impair
Enfin les plus fins
Délicats attention
En maille jersey
Les pièces légères
Ils posent sur la tringle
En défilé immobile
J’ai nommé les fringues

Anges

Ciel que j'ai photographié, avec ses Anges
Ange céleste

Je mets mes Anges à l’honneur
Mes compagnons de route
Qui grâce à leur labeur
Me sont une voûte
Comme le ferait une boussole
Ils m’orientent dans le labyrinthe
Me permettant de suivre mon chemin
En m’indiquant les pôles
Afin que je ne m’éreinte
Et accomplisse mon destin
Aussi sûrement que le meilleur des copains
Avec bienveillance et détermination
Je ressens leur empreinte
Ils font partie de mon quotidien
Ma gratitude pour leur action
Est tout sauf feinte
Eux et moi
En symbiose
En osmose
Entre soi.

Pigment

Mon premier pastel
Dessin pastel

Ô toi mon seul et unique pastel
Je t’admire sous toutes tes étincelles
Ta chair ferme que je pressens
Ton moelleux qui caresse les dents
J’ai tant aimé te façonner
Pour que tu puisses évoluer
De toute la hardiesse de mes bâtons
Aux couleurs de plusieurs tons
Pour moi tu es une réussite
C’est pour cela que je te cite
De plus à un moment de ma vie
Où tout n’était qu’envie
Avec celui qui déjà était artiste
Depuis longtemps ce qui m’attriste
Tout cela est bien fini
Mais enfin la création j’applaudis.
Voici venu le temps de te nommer
Même si chacun a deviné
Toi mon agréable dessin
Je te partage comme le bon pain.

Nostalgie

La nostalgie
Esquisse que j'ai faite au stylo
Dessin stylo

La nostalgie ne me sert à rien
Je le sais bien
Mais toutes ces années disparues
Et l’impression de n’avoir pas vécu
Ce que j’aurais voulu
La question essentielle
Enfin qui me paraît telle
Comment vais-je faire
Et que vais-je faire
Pour vivre avec bonheur
Et plénitude toutes ces heures ?
Ma bulle est mon oxygène
Ma bulle est aussi gêne
Car elle me protège
Mais comme un piège
Se referme sur moi
Et m’écrase sous son poids
Méditer
Me paraît une possibilité
Pour faire jaillir
Ce qui doit sortir
De la Terre
Ou des airs
Enfin je l’espère.